La mémoire temporaire et les géotraitements.

Source: http://www.brainlesstales.com

Quand on exécute un outil de géotraitement dans ArcGIS, on s’attend à avoir un document en sortie, bien évidemment, d’ailleurs la plupart des outils de géotraitement vont créer une donnée en retour. Alors pourquoi parler de temporaire et de géotraitement? Oui à première vue ce n’est pas un lien convainquant… Mais je vous assure que cela peut devenir très intéressant. Je m’explique.

Il est impossible de dissocier l’informatique de la géographie… du moins pour les gens à jour en géomatique :-). Il faut savoir que le temps d’accès aux données stockées sur un ordinateur est directement proportionnel à la place prise par ces dernières dans la mémoire (on n’y peut rien) et aussi du support informatique utilisé (là on peut tricher un peu). C’est justement de cette deuxième partie que je veux élaborer.

Il est possible, dans ArcGIS, de travailler avec des espaces temporaires en mémoire. Des endroits, autre que le disque dur, où les classes d’entités en sortie et les tables peuvent être écrites. Désigner cette espace comme sortie de géotraitement est idéal pour les données intermédiaires. Cette solution est généralement beaucoup plus rapide si l’on compare à l’écriture des données sur un autre support informatique. Toutefois, les données écrites dans l’espace de travail temporaire en mémoire sont évidemment temporaires et seront supprimées une fois l’application fermée.

J’ai fait quelques tests pour vérifier la rapidité entre les données intermédiaires stockées sur disque dur (non SSD) et stockées en mémoire. Pour ce faire, j’ai exécuté un ModelBuilder ayant qu’un outil de zones tampons. J’ai mis à l’entré une couche contenant près de 127000 points représentant des positions d’arbres. Voici mes résultats :

Pour le traitement effectué sur le disque dur, la durée a été de 3 minutes 28 secondes. Concernant le traitement en zone mémoire, la durée a été de 3 minutes 20 secondes. Une économie de 8 secondes uniquement sur ce géotraitement. Imaginez sur plusieurs outils ayant des jeux de données volumineux.

Évidemment, sur une petite quantité de géotraitements et un faible volume de données, ce n’est pas très intéressant. Mais lorsqu’on travaille avec des modèles et des données gigantesques… Ça vaut surement le coup de l’essayer.

Martin

*Pour en savoir plus sur la gestion de l’espace de travail temporaire : http://desktop.arcgis.com/fr/arcmap/latest/analyze/modelbuilder/the-in-memory-workspace.htm

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